Penser la violence, le pouvoir et la paix sans naïveté
Nos sociétés ne reposent pas seulement sur la raison et l’amour, mais aussi sur la peur et la contrainte. De Hobbes à Machiavel, de Graeber à Servigne, un épisode pour interroger le rôle caché de la violence dans nos institutions.
Retour et reflexion sur la conversation avec Pablo Servigne
Insights clés
1. Le nœud conceptuel : violence et coopération comme co-origines
La violence n’est pas un accident de l’histoire, ni un trait unique de l’Occident, elle est une ressource humaine disponible partout et depuis longtemps.
La coopération n’annule pas la violence, elle fonctionne avec elle, l’encadre ou la remplace temporairement.
La paix ne relève pas de l’état de nature, mais d’un arrangement social exigeant, fragile et institutionnalisé.
2. L’enjeu philosophique
Rousseau propose une nature humaine pacifique corrompue par les institutions ; Hobbes rappelle que sans tiers commun, la méfiance et la peur mènent à la conflictualité.
La manière dont on se représente la nature humaine détermine les projets politiques : désarmer l’institution au nom d’un optimisme social, ou concevoir des formes pour contenir les conflits.
3. Ce que l’histoire permet (ou non) d’affirmer
Graeber et Wengrow montrent la plasticité sociale : sociétés sans rois, pouvoirs réversibles, saisonnalités du politique.
Ces cas ne prouvent pas un passé pacifique, ils montrent la variété des architectures possibles.
Les traces archéologiques indiquent conflits, blessures, massacres avant les États ; la différence historique tient surtout à l’échelle et aux technologies de destruction.
4. Les implications politiques contemporaines
Penser le monde uniquement comme conversation morale expose à la naïveté ; les relations internationales reposent aussi sur des capacités matérielles (économie, logistique, information, force).
La non-violence devient stratégie crédible lorsqu’elle s’appuie sur une puissance collective organisée, disciplinée, soutenue par des infrastructures.
Sans institutions solides, la violence se privatise : milices, mafias, vendettas numériques.
5. Le rôle du Léviathan revisité
Une société stable a besoin d’un tiers qui tienne la violence à distance.
Ce tiers doit être démocratique, réversible, limité et contrôlé, afin d’éviter la dérive autoritaire.
6. L’entraide réinterprétée
L’entraide constitue une forme de pouvoir civil, pas un antidote au pouvoir.
Elle se manifeste, mais s’épuise sans cadres institutionnels qui la protègent et la prolongent (justice opérationnelle, services publics amortisseurs, médias qui préviennent la panique).
7. La responsabilité de forme
La nature humaine est ambivalente, capable du meilleur comme du pire.
Moins de violence nécessite de rendre celle-ci coûteuse, honteuse ou inutile, et de rendre la coopération désirable et faisable.
Instituer des tabous, médiations, rythmes, alliances, contre-pouvoirs, droit et lenteur relève d’une ingénierie sociale de la paix.
8. Mise à l’échelle personnelle
La construction de la paix commence dans des gestes minuscules et répétés : transformer un conflit en discussion, refuser de propager une rumeur, rejoindre un collectif local, alerter un élu avant que les tensions explosent.
Les actions discrètes deviennent architecture lorsqu’elles se cumulent.
Personnes citées
Thomas Hobbes (1588-1679) – philosophe anglais célèbre pour sa théorie du contrat social et l’idée que sans autorité centrale la vie humaine est « bellum omnium contra omnes » (guerre de tous contre tous).
Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) – philosophe qui a proposé que l’homme à l’état de nature est fondamentalement bon mais corrompu par les institutions.
David Graeber (1961-2020) – anthropologue qui explore comment les sociétés humaines ont développé des formes sociales variées, parfois non coercitives. Il est co-auteur de Au commencement était… Une nouvelle histoire de l’humanité qui invite à repenser les narrations habituelles de l’histoire humaine. (editionslesliensquiliberent.fr)
➤ Au commencement était… Une nouvelle histoire de l’humanité (Graeber & Wengrow) : https://www.babelio.com/livres/Graeber-Wengrow-Au-commencement-etait…/xxx (version disponible sur Babelio ou chez l’éditeur) (editionslesliensquiliberent.fr)
David Wengrow – archéologue co-auteur avec Graeber de The Dawn of Everything, apportant des preuves archéologiques sur la diversité des organisations sociales humaines anciennes. (Wikipedia)
Jared Diamond – géographe et biologiste, auteur de Le Monde jusqu’à hier : Ce que nous apprennent les sociétés traditionnelles, qui examine les sociétés non-occidentales et leurs réponses aux défis humains. (Wikipedia)
Œuvres et livres référencés
Au commencement était… Une nouvelle histoire de l’humanité (Graeber & Wengrow, 2021) – propose de repenser la trajectoire linéaire habituelle de l’évolution sociale et met en lumière des formes non coercitives ou flexibles d’organisation sociale dans le passé. (editionslesliensquiliberent.fr)
Le Monde jusqu’à hier : Ce que nous apprennent les sociétés traditionnelles (Jared Diamond, 2012/2013) – essai explorant ce que les sociétés traditionnelles peuvent enseigner au monde moderne en matière d’organisation sociale et de conflit. (Wikipedia)
1. Comprendre la violence, la force, la domination
Simone Weil – L’Iliade ou le poème de la force
Texte essentiel sur ce que la force fait aux êtres humains, jusqu’à les « réduire à l’état de choses ».
Babelio : https://www.babelio.com/livres/Weil-LIliade-ou-le-Poeme-de-la-Force/45596Simone Weil – Oppression et liberté
Analyse de l’oppression moderne, des structures sociales et du sentiment d’impuissance.
Babelio : https://www.babelio.com/livres/Weil-Oppression-et-liberte/3777René Girard – La violence et le sacré
Théorie de la violence mimétique, du bouc émissaire et des rituels sociaux comme mécanismes de pacification.
Babelio : https://www.babelio.com/livres/Girard-La-violence-et-le-sacre/30917Walter Benjamin – Critique de la violence (article)
Une réflexion puissante sur la violence juridique et fondatrice, utile pour interroger État, droit et légitimité.
Texte (FR) en ligne : https://www.uqac.ca/Classiques_des_sciences_sociales/classiques/Benjamin_walter/critique_violence/critique_violence.html
2. Penser la non-violence, les stratégies, les mouvements
Gene Sharp – De la dictature à la démocratie
Manuel stratégique de référence pour l’action non-violente et la bascule de rapports de force sans armes.
Babelio : https://www.babelio.com/livres/Sharp-De-la-dictature-a-la-democratie/658637
PDF VO : https://www.aeinstein.org/books/ddl-en/Mark Kurlansky – Nonviolence: The History of a Dangerous Idea
Histoire mondiale de la non-violence, enjeux, paradoxes et héritages.
Babelio : https://www.babelio.com/livres/Kurlansky-Nonviolence/49830Erica Chenoweth & Maria J. Stephan – Why Civil Resistance Works (recherche universitaire)
Travaux empiriques démontrant que les mouvements non-violents réussissent statistiquement davantage que les violents (données 1900-2006).
Résumé académique : https://www.aei.org/research-products/report/why-civil-resistance-works/
3. Histoires longues de pacification, institutions et société
Norbert Elias – La civilisation des mœurs
Comment la pacification et le contrôle de soi ont progressivement été socialisés dans les sociétés européennes.
Babelio : https://www.babelio.com/livres/Elias-La-civilisation-des-moeurs/131387Steven Pinker – La part d’ange en nous : Histoire de la violence et de son déclin
Thèse macro-historique documentée selon laquelle la violence a fortement diminué grâce à institutions, commerce, État et culture.
Babelio : https://www.babelio.com/livres/Pinker-La-part-dange-en-nous/456539Johan Galtung – « Violence, Peace, and Peace Research » (1969)
Article fondateur du concept de violence structurelle, essentielle pour penser violence sans coups ni armes.
JSTOR (accès) : https://www.jstor.org/stable/422690
4. Anthropologies alternatives, imaginaires sociaux, plasticité des formes
Marshall Sahlins – Âge de pierre, âge d’abondance
Montre que certaines sociétés « primitives » n’étaient pas définies par la rareté mais par d’autres formes d’organisation sociale et économique.
Babelio : https://www.babelio.com/livres/Sahlins-Ige-de-pierre-age-dabondance/151469James C. Scott – Homo Domesticus
Analyse des premiers États comme technologies de contrôle, d’exploitation et de capture de la population.
Babelio : https://www.babelio.com/livres/Scott-Homo-domesticus/1144022
5. Pour ouvrir encore plus large : spiritualités, attention, éthique
Thich Nhat Hanh – La paix en soi, la paix en marche
Non-violence comme pratique quotidienne, centrée sur l’attention et la transformation intérieure.
Babelio : https://www.babelio.com/livres/Nhat-Hanh-La-paix-en-soi-la-paix-en-marche/127820Ivan Illich – La convivialité
Un regard sur les outils, les institutions et la capacité humaine à s’organiser autrement que par domination technocratique.
Babelio : https://www.babelio.com/livres/Illich-La-Convivialite/39717
J’ai raccroché avec Pablo Servigne avec une question plantée comme une écharde.
On a parlé d’entraide, de résilience, d’effondrement. C’était riche.
Mais derrière les mots, une divergence possible : la violence.
Pas “la violence” comme fait divers, mais comme principe structurant.
Est-ce qu’elle a toujours tenu nos sociétés — par la force, l’intimidation, le rapport de puissance —
ou bien est-ce surtout une manière occidentale de raconter l’histoire, la version des vainqueurs, un prisme qui écrase d’autres possibles ?
Cette question n’est pas académique.
Elle conditionne notre géopolitique (doit-on penser le monde comme un champ de forces ?),
notre vision de l’État (faut-il un Léviathan pour contenir la violence ?),
notre rapport à la non-violence (éthique inspirante ou impuissance organisée ?),
et nos stratégies de changement (convaincre, contourner, affronter ?).
Alors je suis reparti de là, modestement.
Pas pour trancher une fois pour toutes, mais pour éprouver ce que je crois.
Chez Pablo, il y a cette intuition forte : l’humain peut s’organiser pacifiquement.
Ce n’est pas une utopie, c’est un constat nourri, entre autres, par Graeber et Wengrow :
l’idée que pendant de longs millénaires, les sociétés ont joué avec les formes sociales — égalitaires l’hiver, plus verticales l’été, villes sans rois, autorités réversibles. Bref : rien n’était écrit, la domination n’était pas un destin.
Cette ouverture me parle.
Elle libère l’imaginaire : d’autres architectures sociales ont existé.
Mais une pente nous guette : glisser de “d’autres possibles” à “d’autres pacifismes”.
Comme si la paix allait de soi, sauf quand l’Occident vient tout casser.
C’est là que je m’oblige à ralentir.
Parce que ce que nous choisissons de croire du passé arrange souvent nos préférences politiques présentes.
Revenons aux bases. La nature humaine, d’abord.
Rousseau, on le sait, propose l’homme naturellement bon, corrompu par les institutions.
Hobbes, lui, ne parle pas d’une “mauvaise nature”, mais d’une condition : en l’absence d’un pouvoir commun capable de trancher, la méfiance et la peur s’installent ; et la vie tend vers ce fameux “bellum omnium contra omnes”.
Sa solution, c’est le Léviathan : un tiers suffisamment fort pour faire taire la vendetta, stabiliser les promesses, punir la trahison — domestiquer la violence par une violence supérieure, mais encadrée.
Ce désaccord n’est pas une querelle du XVIIe siècle.
C’est le nœud de tout projet politique.
Si je crois que la violence n’est qu’un artefact de la domination, je désarme l’institution et j’investis d’abord la culture, l’éducation, la reliance.
Si je crois qu’elle est co-originaire du social — comme la coopération — je conçois des formes pour la canaliser : droit, police sous contrôle démocratique, médiations, dissuasion, et, en dernier ressort, force légitime.
Alors, que nous dit l’histoire sur ce point ?
Graeber & Wengrow ouvrent des fenêtres.
Çatalhöyük : une grande agglomération sans palais ni police apparente ;
des sociétés qui plient et déplient le pouvoir selon les saisons ;
des peuples qui inventent des règles du jeu plutôt que des royautés éternelles.
Tout cela est précieux.
Mais cela ne prouve pas l’innocence.
Cela montre la plasticité.
D’autres voix refroidissent l’enthousiasme naïf.
On retrouve des palissades, des blessures de guerre, des massacres locaux bien avant les États.
Le message n’est pas “l’humain est mauvais” ; il est : la conflictualité est ancienne, et la paix, quand elle dure, est organisée — par des tabous, des rituels, des échanges, des alliances, parfois par la menace de sanctions.
Jared Diamond résume crûment l’écart : les sociétés sans État ne sont pas plus pacifiques ; elles sont moins capables de détruire à grande échelle.
La différence n’est pas l’innocence, c’est l’échelle — et l’outillage.
On peut contester tel chiffre, telle comparaison (et il faut le faire).
Mais l’image d’ensemble tient : coopération et violence coexistent dès l’origine.
La première ne supprime pas la seconde ; elle la tient, ou elle s’y substitue sur des temps courts avant de refluer.
Alors, les “anciens pacifistes” ?
Il y a des périodes de paix longue, oui — mais elles reposent presque toujours sur un système :
un équilibre de forces, des interdits sacrés, des circuits d’échange qui rendent la guerre coûteuse, une autorité reconnue qui tranche.
La paix n’est pas l’état de nature, c’est un arrangement réussi (et fragile).
Et l’argument “c’est l’Occident qui a amené la violence” ?
L’Occident a industrialisé la violence, l’a portée à des degrés inédits — colonies, esclavage, guerres totales.
Mais la capacité à la violence n’est pas une invention occidentale.
Ce que l’Occident a exporté, c’est l’échelle et la rationalisation.
Pourquoi je m’y attarde ?
Parce que si je me raconte que la violence est exogène (les dominants, l’Occident, “les mauvais”), je m’aveugle sur sa disponibilité en moi, en nous, et je sous-dimensionne les institutions.
Si je l’essentialise, je désespère et je justifie n’importe quel Léviathan.
Le chemin étroit est ailleurs : reconnaître la co-origine de la coopération et de la violence, et dessiner des formes qui tiennent les deux.
Et aujourd’hui, qu’est-ce que ça change — géopolitiquement ?
Si la violence demeure structurante, le monde n’est pas une conversation morale géante.
C’est un système de contraintes où la parole compte, mais adossée à des capacités : économiques, informationnelles, militaires, logistiques.
La non-violence n’est pas alors un renoncement à la puissance ; c’est une stratégie qui suppose organisation, discipline, nombre, résilience logistique, et la menace crédible de coûts politiques pour l’adversaire.
Sans puissance d’appui, la non-violence devient rituel — parfois sublime — mais facile à écraser.
À l’intérieur, c’est la même leçon.
Hobbes reste utile, à condition de le démocratiser : nous avons besoin d’un tiers qui tienne la violence à distance — non pas un monstre sacré, mais un État de droit qui se sait dangereux et se limite.
Un Léviathan réversible, contrôlé, justiciable.
Sinon, l’alternative, tôt ou tard, c’est la privatisation de la violence : milices, mafias, vendettas numériques.
Et l’entraide dans tout ça ?
Je garde la boussole de Pablo, mais je la muscle.
L’entraide n’est pas l’inverse du pouvoir, c’en est une forme.
Une puissance civile qui s’exerce :
se coordonner sans se confondre, résoudre des conflits sans se tuer, tenir dans la durée sans se raidir.
Les catastrophes le montrent : le réflexe existe (Solnit l’a bien documenté), mais il s’épuise sans institutions qui l’accueillent, le protègent, le prolongent.
Autrement dit, la reliance a besoin de cadres : justice qui fonctionne, services publics qui amortissent, médias qui dégonflent les paniques, écologie de l’attention pour déjouer la mise à feu algorithmique.
Je crois de plus en plus à cette phrase que j’aurais aimée fausse :
la non-violence sans puissance ressemble à de l’impuissance ; la puissance sans non-violence tourne à la brutalité.
Il faut les deux. Et c’est précisément ce que les sociétés les plus stables essaient laborieusement de composer.
Reste la nature humaine.
Je ne la crois ni bonne ni mauvaise. Ambivalente.
Capable de tendresse et de cruauté, de dons et de rapines.
Cette ambivalence n’est pas une excuse, c’est un devoir de forme :
si nous voulons moins de violence, il faut dessiner les conditions qui la rendent coûteuse, honteuse, inutile ; et cultiver celles qui rendent la coopération désirable, possible, fière.
Cela s’appelle instituer.
Tabous, fêtes, médiations, droit, police légitime, désobéissance bien pensée, syndicats, contre-pouvoirs, alliances, lenteur — mille petites technologies sociales qui, ensemble, fabriquent la paix relative.
Pas un jardin d’Éden : une digue entretenue.
Alors, est-ce l’histoire des vainqueurs qui nous a fait croire à la centralité de la violence ?
Oui, en partie : elle surexpose la force, invisibilise les milliers de couts de théâtre où l’on renonce à frapper.
Mais la violence n’est pas un simple récit.
C’est une ressource toujours disponible, à la main du premier entrepreneur de peur venu.
Faire comme si elle n’existait pas est un luxe qu’on paye cher, toujours.
Là où Graeber m’aide vraiment, c’est en me rappelant que nos formes ne sont pas closes.
On peut imaginer des institutions plus souples, réversibles, qui donnent prise aux citoyens sans les infantiliser.
Là où Hobbes m’aide encore, c’est en me rappelant que sans un tiers, la confiance s’effondre vite.
Entre les deux, il y a une voie politique, pas spectaculaire mais robuste : organiser la paix, en assumant qu’elle n’est jamais acquise.
Je termine avec une mise à l’échelle personnelle, parce que c’est là que tout commence.
Si la violence fait société quand on la laisse faire, la paix fait société quand on la fabrique — minutieusement.
Un conflit qu’on transforme en discussion réelle.
Une rumeur qu’on refuse de relayer.
Un groupe local qu’on rejoint pour compter quand ça chauffe.
Un élu qu’on alerte avant que tout parte en vrille.
Ce sont des actions minuscules ; cumulées, elles sont architecturales.
Je ne sais pas si, au fond, l’humanité est pacifique.
Je sais seulement qu’elle est capable des deux, et que nos formes décident du mélange.
C’est à cette tâche qu’il faut s’atteler :
non pas croire moins à l’entraide — la rendre plus crédible.
Non pas nier la violence — la mettre hors de prix.
Je suis Julien Devaureix.
Et si je dois garder une phrase de cet épisode, ce serait celle-ci :
ce n’est pas la violence qui “fait” le social, c’est la manière dont on la contient qui fait la civilisation.
À nous d’être de ce côté-là.
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